Il ne peut en être autrement parce que le propre de l’esprit c’est d’être la valeur en acte. On ne se contentera donc pas de dire que l’esprit est le pouvoir de se déterminer au nom de la valeur. Il faut donc que la valeur soit un autre nom de l’esprit, qui, en cherchant à tout justifier, s’oblige à agir pour produire une telle justification et ne trouve rien au-dessus de lui-même qui le justifie. Mais si la vie spirituelle est la vie elle-même en tant qu’elle se justifie, il n’y a pas non plus de définition plus belle que l’on puisse donner de la sagesse. Nous sommes ici bien au-delà de toutes les définitions qui prétendent la réduire à un acte d’acceptation, de résignation ou seulement de modération. Elle est une exigence totale de tous les instants, qui, loin de s’opposer à l’héroïsme ou à la sainteté, prend la forme de l’un ou de l’autre, selon la situation ou les circonstances où elle doit agir.
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