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L’activité proprement humaine est l’activité de l’esprit. Il n’y a pas d’activité plus haute dont elle dépende et qui la juge. Elle est indivisiblement créatrice et juge d’elle-même. Seulement, elle n’est jamais pure : elle est mêlée à toutes les actions qui viennent du corps, qui ne cessent de l’obscurcir et de l’asservir. La sagesse cherche à l’affranchir : elle est une œuvre de purification ; elle ne peut rien de plus que de rendre l’activité de l’esprit à elle-même et de faire qu’elle règne seule sur notre vie. Alors seulement notre sensibilité sera ce qu’elle aspire à être. L’effort de la sagesse se réduit à cette activité prenant conscience de soi et s’exerçant avec plénitude. Les états que nous éprouvons la suivent et l’expriment. La sagesse réside dans l’acquisition d’une lumière intérieure, qui, par son seul rayonnement, engendre en nous l’équilibre et le bonheur et, hors de nous, cet ordre que nous cherchons à produire, qui demande toujours à être maintenu et qui est toujours remis en question par nos défaillances.

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