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Cela cependant ne peut pas nous suffire. La sagesse ne doit pas être définie seulement par des vertus d’apparence négative. Ou plutôt celles-ci ne sont que la marque et l’effet de son essence positive. Elle ne consiste pas uniquement dans un frein que nous devons imposer à nos puissances impulsives, mais dans l’exercice le plus plein et le plus parfait que nous pouvons donner à notre activité tout entière. Elle ne se réduit donc point, comme on le croit, à une résignation qui s’accompagne toujours du sourd regret de ne pouvoir aller plus avant. Elle ne peut se contenter que si elle est assurée de s’être établie dans une forme d’existence au delà de laquelle il n’y a rien et qui, si l’on peut dire, lui donne le contact de l’absolu à chaque instant et en chaque point. Mais c’est là un état qui, au lieu de l’immobiliser, ne cesse de la promouvoir, c’est-à-dire de lui donner un mouvement qui, en droit, va toujours jusqu’à l’infini. C’est qu’il implique la découverte même de la vie spirituelle, qui est le principe suprême de la vie extérieure ou manifestée, et qui, loin de mettre en jeu l’opposition de l’intellect et du vouloir, la transcende et l’abolit.

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