On observera tout d’abord que cette distinction entre la volonté et l’intellect n’est pas seulement vérifiée par l’observation, mais qu’elle possède un fondement métaphysique. Car si l’homme n’est qu’une partie de l’univers, ou, d’une manière plus profonde, s’il ne fait que participer à cette activité créatrice dont l’univers est la forme visible, on voit sans peine qu’un tel univers — en tant qu’il dépasse ce que nous sommes nous-même capable de produire — ne peut être pour nous qu’un objet, c’est-à-dire doit être appréhendé par la connaissance et — en tant au contraire qu’il peut recevoir la marque de notre action — atteste en nous la présence d’une initiative intérieure dont il n’appartient qu’à nous de régler le cours.
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