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On comprend dès lors comment l’existence spirituelle se distingue de l’existence subjective. Elle serait bien justement nommée trans-subjective si la subjectivité devait se présenter toujours à nous avec un caractère individuel et se réduire proprement aux états que nous ressentons. Mais l’individualité, c’est la liberté elle-même en tant qu’elle se détermine, c’est-à-dire qu’elle se donne un corps. Et les états expriment toujours un reflet du corps dans la conscience, c’est-à-dire les frontières de la liberté. Or, c’est dans l’exercice de la liberté que l’existence spirituelle appréhende, si l’on peut dire, sa pure essence.

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