Dès lors l’apparition de l’objet remplit l’intervalle qui sépare l’activité absolue de l’activité participée. Si cet intervalle n’est pas un intervalle vide, si c’est un objet représenté qui le remplit, c’est précisément parce que l’activité d’où il procède et qui nous surpasse est une activité dont nous sommes inséparables en tant même qu’elle nous surpasse. C’est parce que nous sommes incapables de la récuser qu’elle nous impose la présence du monde et nous oblige nous-même à vivre dans ce monde. Une telle observation suffit à montrer pourquoi un monde est toujours donné à l’esprit et pourquoi la conscience se dissipe dès que le monde lui manque : c’est parce que l’Être est un que la conscience elle-même n’est rien si elle n’est pas la conscience du monde.
Supprimer le surlignage