Mais ni l’existence dont j’ai l’expérience, et qui est l’existence du moi, ne me permet, dans la limitation qu’elle m’impose, de conclure à une existence non subjective qui la limite (bien que sa subjectivité ne soit plus la mienne), ni l’expression même d’« en soi » dont je me sers pour la qualifier n’évoque un objet (puisque aucun objet n’est rien que par rapport au moi), mais seulement une existence intérieure à elle-même et capable de se suffire. Or d’une telle existence la conscience seule nous donne le modèle si on regarde l’acte dont elle procède et non point le contenu qui la remplit.
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