Ces difficultés ont toutes la même origine : c’est qu’on considère l’acte comme producteur d’autre chose (d’un objet de représentation ou d’une fin du vouloir) avant de le considérer comme producteur de soi ; c’est-à-dire à définir l’absolu par la relation de soi avec soi, qui est l’intimité spirituelle elle-même. Or telle est aussi la loi de notre conscience avant qu’elle devienne une relation avec autre chose : ce qui exprime, plutôt que son essence, sa limitation et la condition même de son enrichissement. Cette condition, il est vrai, est requise pour qu’elle puisse se constituer ; mais c’est elle qui l’appelle comme le moyen qui rend possible la liaison de sa propre finitude avec l’Acte infini d’où elle procède et vers lequel elle tend.
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