Dans l’esprit, l’identité du vouloir et de l’intellect se réalise toujours, mais la conscience n’est pas exclusivement spirituelle. Elle est assujettie à penser un objet qui dépasse infiniment la puissance du vouloir. Et la condition de sa limitation, c’est-à-dire de son progrès réside précisément dans cette opposition de l’intellect et du vouloir, qui ne me permet pas de réaliser tout ce que je pense, qui oblige ma pensée à être la pensée d’un objet, et ma volonté à être l’intention d’une fin. Mais la conscience devient esprit lorsqu’elle remonte vers sa propre source, et abolissant la triple dualité de l’intellect et du vouloir, de l’objet et du sujet, de l’intention et de la fin, n’est plus que la lumière intérieure à l’acte lui-même dans son exercice pur.
Supprimer le surlignage