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Au point où nous sommes parvenus, on nous dira sans doute que l’Acte dont nous parlons évoque un dynamisme immobile où tous les mouvements qui se produisent dans le temps puisent l’énergie qui les fait être. Mais nous n’en sommes point encore là : et cette interprétation des résultats obtenus jusqu’ici risquerait d’en altérer le sens. Car l’Acte n’a point été considéré comme le fond dernier de l’Être parce qu’il est générateur de tout le réel, mais parce qu’il est générateur de lui-même. Nous n’avons point cherché à atteindre en lui, comme on le fait trop souvent, la source de toute extériorité, mais cette source unique d’intimité où l’Être cesse d’être un objet, c’est-à-dire un phénomène, pour devenir un Absolu, c’est-à-dire un en soi, ou un soi. Un pas de plus doit être franchi maintenant. Il faut montrer que cet être tout entier intérieur à lui-même parce qu’il est l’auteur de lui-même, ne peut être qu’un esprit ou une conscience.

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