C’est cette plénitude et cette suffisance de l’intériorité que nous avons maintenant à justifier, si nous voulons donner à la métaphysique son fondement véritable. Mais peut-être vaudrait-il mieux employer ici le mot intimité que le mot intériorité, puisque celui-ci, en s’opposant au mot extériorité, évoque toujours un rapport de contenant et de contenu, c’est-à-dire des métaphores spatiales, tandis que l’intimité suggère l’idée d’un ultime fonds au delà duquel il est impossible de descendre et qui est à la fois l’essence dernière et la conscience secrète de celui qui est parvenu à s’y établir, par opposition à l’idée d’une surface qui l’exprime et qui la trahit, mais seulement pour un spectateur qui la contemple du dehors.
Supprimer le surlignage