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Mais la relation entre l’extériorité et l’intériorité n’est-elle pas une relation réciproque ? Et si nous disons que l’extériorité ne peut se soutenir que par rapport à une intériorité qu’elle nie, ne faut-il pas dire aussi que l’intériorité à son tour ne se définit que par rapport à une extériorité qu’elle pose, mais dont elle se rend indépendante par cet acte même qui la pose ? Mais s’il est vrai que deux contraires sont toujours solidaires, ils ne sont jamais sur le même plan. Il y en a toujours un qui est à la fois la raison de lui-même et de l’autre. Et comme on voit que les ténèbres sont obtenues par une simple abolition de la lumière, tandis que la lumière doit s’ajouter aux ténèbres pour les dissiper, de même l’extériorité est une limitation de l’intériorité, au lieu que l’intériorité porte en elle une plénitude et une suffisance qui absorbent l’extériorité au lieu de la limiter.

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