C’est dire que la chose, pas plus que l’objet ou que la donnée, ne peut subsister par elle-même. Son essence même réside dans sa relation avec un « être » pour qui précisément elle est une chose. Ce n’est pas une imperfection de la chose de n’être que pour un autre, c’est précisément ce qui fait d’elle une chose. D’où l’on tire que le caractère propre de la chose (ou de l’objet, ou de la donnée, qui n’en diffèrent que par l’aspect sous lequel on les considère), c’est, sous peine de n’être rien, d’être toujours une apparence ou un phénomène pour quelqu’un. Ce qui se trouve déjà impliqué par son extériorité, dont on voit bien que c’est elle qui la définit, puisque, si elle venait se convertir en intériorité, elle abolirait la chose comme telle.
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