Mais l’efficacité dont mon acte dispose est une efficacité toujours présente, qui le dépasse infiniment, dans laquelle il ne cesse de puiser et dont il exprime toujours la limitation. De la même manière que notre corps est lui-même une partie du monde représenté, avec lequel il est toujours en communication, mais dont il se distingue parce qu’il m’affecte, de même l’activité que j’exerce est toujours empruntée par moi à une activité infinie, avec laquelle elle est toujours unie, même quand elle s’en distingue pour l’assumer. Et l’infinité de la puissance à laquelle je participe est aussi inséparable de la moindre opération que j’accomplis, que l’infinité de l’espace est inséparable de cette place si étroite que mon corps occupe. Seulement, dans la mesure où je fais mienne cette puissance, elle m’affranchit et me rend responsable de son usage, tandis que ma présence au milieu du monde me soumet à sa loi.
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