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Car la liberté ne se pose jamais seule. On peut dire qu’elle suppose d’abord sa possibilité, non point une possibilité abstraite, qui ne serait qu’une idée, mais une possibilité réelle, présente en elle et dont elle est l’actualisation. Une liberté qui n’agit pas est la réalité d’une possibilité. Mais de même qu’il ne dépend que de nous d’en disposer, il ne dépend pas de nous qu’elle soit disponible. C’est dire que la liberté est elle-même reçue, c’est-à-dire qu’elle est un fait qui ne peut être saisi que dans cette prise de possession par laquelle nous le transformons précisément en un acte.

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