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C’est donc dans la formation de la puissance que se trouve le secret de la participation. Car, si la participation n’est rien de plus que la liberté exercée, il ne suffit pas pourtant de dire qu’elle est un premier commencement qui se justifie toujours par son exercice même. Dans sa démarche la plus humble, comme celle de remuer le petit doigt, elle est la disposition, à l’intérieur de certaines limites déterminées par l’ordre du monde, de cette activité cause de soi qui est l’origine radicale de tout ce qui est. Et sa relation avec elle se présente à nous sous deux aspects différents selon que, partant de notre initiative propre, nous sommes obligés de remonter vers une efficacité toujours présente dans laquelle elle ne cesse de puiser, ou que, partant de cette efficacité elle-même, celle-ci nous apparaît à son tour comme une générosité partout en action et partout offerte, c’est-à-dire qui ne cesse de réaliser, en tout instant et en tout point, le passage du néant à l’être et qui, en se créant elle-même, appelle l’infinité des êtres particuliers à se créer aussi eux-mêmes, de telle sorte qu’elle puisse être toujours partagée, sans pouvoir être jamais divisée.

Or la puissance remplit l’intervalle qui sépare l’Acte pur de l’acte de participation. Et il n’y a de puissances dans le monde que pour un être particulier qui, selon le centre de perspective qu’il occupe, les fait apparaître pour ainsi dire à l’intérieur de l’Être total comme la condition même de sa propre réalisation. Dès lors, on comprend très bien qu’il puisse s’abandonner à elles dès qu’elles ont surgi (c’est-à-dire se laisser asservir par sa nature) ou bien en prendre possession, les diriger et les hiérarchiser par un acte libre afin d’en faire l’instrument de sa vocation spirituelle.

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