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skepvox

La découverte ne contient rien de plus qu’une description du réel tel qu’il nous est donné : mais elle réside dans le passage de la nécessité d’une expérience que nous ne pouvons pas récuser à la nécessité d’un ordre qui nous satisfait.

On peut bien dire de la découverte qu’elle implique une description du réel aussi exacte et aussi fidèle que possible, qui avance sans cesse au-delà de ses limites actuelles et qui ne néglige aucun des éléments du réel, ni les données empiriques, ni les opérations de l’intelligence, ni les relations qui unissent ces données et ces opérations. Mais il semble qu’on puisse la réduire à la perception de ces relations, parce qu’elle réside moins dans la révélation d’un aspect toujours nouveau du monde que dans celle d’une unité et d’une continuité de l’esprit et du monde. Mais alors, à une nécessité que le monde nous impose dans la pure expérience que nous en avons, se substitue une autre nécessité qui est celle d’un ordre qui donne satisfaction à notre esprit et par lequel les choses nous apparaissent telles que nous ne puissions ni les penser ni les vouloir autres qu’elles ne sont. La découverte porte toujours sur un ordre intelligible qui est tel que l’ordre logique proposé à notre intelligence s’achève dans un ordre moral qu’il appartient à notre action de réaliser.

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