La découverte dissocie le possible de l’actuel afin de les faire ensuite coïncider.
La découverte est la mise en rapport du possible et de son actualisation. C’est la participation qui nous oblige à les opposer de telle sorte qu’il y ait en nous une activité qui pénètre dans l’essence même de l’être, mais de telle sorte pourtant que, pour atteindre l’existence, elle ait besoin encore d’une donnée qui lui réponde, qui vienne du dehors et qu’elle est incapable de créer. La découverte consiste précisément dans cette dissociation du possible et de l’actuel qui est nécessaire pour qu’ils puissent ensuite coïncider. C’est pour cela qu’elle peut prendre trois formes différentes : à savoir celle de l’acte qui pose la possibilité quand nous n’avions affaire encore qu’à la donnée actuelle, celle de la donnée qui actualise la possibilité quand l’esprit disposait seulement de celle-ci, celle enfin de la coïncidence de cet acte et de cette donnée quand nous les possédions à la fois, mais sans être capable de les rejoindre, comme il arrive dans tous ces éclairs qui illuminent une connaissance qui était déjà en nous sans que nous l’ayons encore aperçue.