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skepvox

La méthode ne consiste pas à reconstruire un univers qui nous devient extérieur, mais à définir nos relations avec un univers auquel nous demeurons intérieur.

L’erreur caractéristique de presque toutes les méthodes, c’est de penser que la réflexion nous permet de nous retirer de l’univers et de le reconstruire ensuite par les seules forces de notre esprit, comme une sorte d’objet logique, analogue à l’œuvre d’un artisan. La méthode ambitionne toujours d’être une sorte de création du monde par la pensée. Mais c’est là une vue superficielle, car la réflexion elle-même, si elle se met en dehors de l’univers en tant qu’il est représenté, précisément parce qu’elle en fait son objet, ne peut pas être mise en dehors de l’être lui-même. Elle est un de ses modes, et, dès lors, elle ne peut s’affranchir qu’en rendant compte de sa propre possibilité, c’est-à-dire de son rapport avec le tout de l’Être dans lequel elle s’inscrit et dont son rôle est précisément de retrouver les différents aspects, avec les rapports qui les unissent. La méthode doit donc, au lieu de nous obliger à nous placer hors de l’univers, nous situer dans un univers dont elle décrit les différentes articulations avec nous.


^2 Sur cette question de la logique de l’inclusion et de la logique de la relation, nous croyons devoir renvoyer, étant donné l’extrême brièveté ici de la rédaction, à la IIe Partie de De l’Être, spécialement chap. V. (N. d. E.)

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