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skepvox

Les différentes espèces de la dialectique se rejoignent à l’origine quand elles envisagent seulement les conditions les plus générales de l’acte de participation : elles divergent à mesure qu’elles s’en éloignent et qu’elles pénètrent plus avant dans leur domaine propre.

Cette méthode dialectique est elle-même une méthode universelle : elle peut être appliquée à tous les problèmes. Elle ne comporte aucune rigidité. Il est naturel que, retournant toujours comme fondement de ses opérations à l’acte de participation, elle retrouve toujours aussi à l’origine les mêmes divisions fondamentales. Mais il serait vain de vouloir établir ensuite une sorte de symétrie artificielle entre les divisions particulières. Car, dans chacune de ses applications particulières, elle retrouve précisément un mode irréductible de la participation qui doit faire apparaître des oppositions spécifiques, caractéristiques de chaque domaine.

C’est donc dans la dialectique, où s’effectue le passage du réel au possible et du possible au réel, que s’effectue la communication entre les consciences. Elle est plus importante que celle qui nous permet d’évoquer les idées des choses par un acte de l’intellect, avant de montrer comment je puis modifier les choses par un acte de la volonté. Ces consciences se trouvent ainsi unies entre elles par des relations proprement spirituelles, c’est-à-dire étrangères à l’espace et au temps, et dont l’espace et le temps sont seulement les véhicules. Ce qui serait impossible si le moi était réduit aux limites de la subjectivité individuelle, s’il ne résidait pas dans la relation vivante qui réunit tous les sujets individuels à l’intérieur du sujet absolu par le moyen du moi transcendantal.

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