Il n’y a que des problèmes particuliers, qui sont tous posés par l’expérience de la vie ; on ne peut les résoudre qu’en définissant leurs relations avec les autres éléments de l’expérience.
Il faut dire, non pas sans doute du monde, qui demande toujours à être pensé, mais de l’être dans sa totalité, qu’il ne peut pas être considéré comme un problème. Car on peut dire qu’il se fait lui-même, avant de s’être posé comme un problème. Tous les problèmes lui sont intérieurs. Et pour qui serait-il un problème ? Pour un être particulier qui en fait partie et qui le prendrait comme objet ? Mais en vue de quelle fin, sinon de le connaître ? Ce qui est, en effet, une fin particulière parmi beaucoup d’autres. Peut-être pourrait-on dire que tous les problèmes sont posés par l’expérience de la vie, ou encore qu’ils expriment les exigences propres aux différentes fonctions de la conscience dès qu’elles commencent à s’exercer, de telle sorte que tous les problèmes sont en effet des problèmes particuliers. Et ils ne comportent pas d’autre solution que la mise en rapport de chacun des éléments de l’expérience avec tous les autres selon leur ordre synoptique ou hiérarchique.