La méthode est astreinte à suivre un ordre sans lequel chaque problème s’articulerait directement avec l’unité du sujet et non point avec les autres problèmes, et la réflexion serait exposée à des reprises sans être jamais assurée d’être exhaustive.
On peut considérer la démarche réflexive comme exprimant le préliminaire indispensable de la méthode, car c’est dans son triple rapport avec le moi psychologique, le moi transcendantal et le moi absolu, que chaque problème particulier trouve une explication : dans l’ordre sensible qui exprime son rapport avec le sujet psychologique, dans l’ordre intelligible qui exprime son rapport avec le sujet en général, et dans l’ordre de la valeur qui exprime son rapport avec le sujet absolu. Mais il faut encore que les problèmes particuliers aient des relations les uns avec les autres, faute de quoi ils ne trouveraient pas place dans l’unité totale de la conscience ; nous risquerions de les retrouver toujours comme des problèmes nouveaux et nous ne serions jamais sûrs d’avoir un fil conducteur, nous permettant d’embrasser successivement toutes les parties du champ de la réflexion.