La liberté exprime l’acte de participation du sujet psychologique au sujet absolu par l’intermédiaire du sujet transcendantal.
La liberté est une activité dont je dispose, un pouvoir que j’ai reçu, mais que je ne puis exercer qu’à condition de m’en emparer. Elle n’appartient jamais qu’à un sujet particulier. Mais elle est dans ce sujet particulier le pouvoir qu’il a de se créer, c’est-à-dire de se dépasser, d’aller sans cesse au-delà de ce qu’il est. C’est pour cela qu’elle est obligée d’élargir ce sujet particulier jusqu’aux dimensions du sujet en général dans lequel il y a la possibilité d’une multiplicité de sujets différents, d’une altération et d’un enrichissement de ma nature psychologique. C’est dire que le sujet en général crée une sorte de médiation grâce à laquelle le sujet psychologique, au lieu de rester enfermé à l’intérieur de ses propres limites, cesse d’en être prisonnier et va sans cesse au-delà. La liberté, greffée sur la nature, est la puissance par laquelle ma nature est niée et toujours transcendée.