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skepvox

Le moi est placé en un point qui est au-dessus de la distinction du spectateur et de l’agent, mais qui la fonde, sur les trois plans de son activité.

Le moi réside dans une activité, mais qui n’est point une activité absolue, et qui se scinde nécessairement dans une activité créatrice, dans laquelle il se produit lui-même en marquant le monde de son empreinte, et une activité purement représentative, qui lui permet d’embrasser dans le monde tout ce qui le dépasse : par là seulement, il réussit à demeurer solidaire de la totalité du monde, c’est-à-dire, à la fois, à s’en détacher et à s’y inscrire. Or cette activité et cette passivité se retrouveront au niveau du moi individuel sous la forme d’une opposition entre la sensation et le désir, au niveau du moi transcendantal sous la forme d’une opposition entre l’entendement et le vouloir, et dans le moi absolu à l’intérieur de cette unité qui ne peut être offerte en participation qu’à condition qu’elle se scinde elle-même pour alimenter à la fois notre contemplation et notre action.

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