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skepvox

Le sujet qui juge l’homme et qui donne sa signification à l’homme est lui-même au-dessus de l’homme.

Quand on s’élève au-dessus du sujet psychologique pour poser un sujet qui le dépasse et qui n’existe que dans l’acte par lequel il se pose lui-même, on est tenté de penser que ce sujet, c’est l’homme, alors que nous avons montré que c’est le sujet fini en général dont l’homme est déjà une détermination. L’homme comme tel est toujours un objet et non point un sujet. C’est pour cela que l’homme n’est pas son but à lui-même ; il est, à l’égard du sujet transcendantal, ce que le corps est à l’égard du sujet psychologique. Et c’est pour cela que l’homme, comme le corps, doit toujours être dépassé, il est le chemin de la vie de l’esprit. Il est à la fois un obstacle et un instrument, un point d’arrêt et un point de départ, nous ne pouvons juger de ce qu’il est et donner sa signification à ce qu’il peut être que par l’action d’un sujet qui le dépasse, et qui est le sujet transcendantal, mais qui tourne son regard vers le sujet absolu, de la même manière que le sujet psychologique apprenait à prendre la mesure du corps auquel il était enchaîné, mais en tournant son regard vers le sujet transcendantal.

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