Le sujet absolu est un sujet auquel participe le sujet psychologique par l’intermédiaire du sujet pur.
C’est parce que le sujet absolu est lui-même sans perspectives, qu’il les permet et qu’il les fonde toutes. Il donne à chacune l’intériorité qui lui est propre. Mais cette intériorité n’est parfaite qu’en lui. C’est pour cela qu’il est, pour le sujet psychologique et pour le sujet pur, comme une sorte d’idéal avec lequel ils ne coïncident jamais, mais qui, cependant, soutient et anime toutes leurs démarches ; le sujet psychologique est réel, mais son activité, en raison de sa limitation, appelle une passivité par laquelle s’expriment sa liaison avec le tout de l’être et le retentissement qu’a en lui chacune de ses opérations ; le sujet pur est abstrait, et bien qu’il surmonte la passivité du sensible, il appelle pourtant dans l’idée une matière simplement pensée et qui s’impose à lui sans qu’il puisse ni l’oublier, ni la réduire. Ainsi par leur réalité, le monde sensible et le monde des idées attestent le caractère participé du sujet psychologique et de l’activité du sujet pur, et évoquent un acte pur, c’est-à-dire une subjectivité absolue à laquelle aucune objectivité ne répond.