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skepvox

Les trois sujets sont toujours inséparables et ne se distinguent l’un de l’autre que par l’analyse.

Il n’y a pas lieu, malgré les distinctions que nous verrons, de faire trois sujets différents échelonnés selon un ordre hiérarchique et unis entre eux par une sorte de symbiose. Il n’y a qu’un seul sujet, mais dans lequel l’analyse fait apparaître certaines relations qui sont constitutives du système du monde. L’expérience la plus simple, la plus concrète mais la plus limitative, nous met en présence du sujet individuel ; alors le monde se confond avec la perception que nous en avons. Mais le sujet individuel n’est qu’une incarnation du sujet en général, qui nous permet de poser d’autres sujets individuels et les lois communes à toutes les perspectives qu’ils peuvent prendre sur le monde. Le sujet en général est toujours incarné dans un sujet individuel, et le sujet individuel porte toujours en lui les exigences du sujet en général. De même enfin le sujet en général ne peut pas se suffire ; poser un centre de perspective, c’est poser un monde sans perspective et un sujet de ce monde qui ne pourrait pas se soutenir autrement. Ce monde sans perspective n’est ni le monde des sens qui n’est rien que pour le sujet individuel, ni le monde des idées qui n’est rien que pour le sujet en général, mais le monde formé par tous ces sujets individuels, dont il exprime la possibilité actuelle. Or, le sujet en général porte en lui le sujet absolu dont il exprime la limitation, de même que le sujet absolu appelle le sujet en général, comme le témoin de son absoluité.

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