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skepvox

L’idée même de tout centre de perspective sur le monde doit être dépassée : elle l’est par l’idée d’un sujet absolu ou aperspectif.

Il y a entre les trois sujets une double relation réciproque, de telle sorte que chacun semble engendrer l’autre, tantôt comme sa condition et tantôt comme son effet. Que l’on ne puisse pas séparer le sujet psychologique du sujet transcendantal, cela apparaît assez clairement si l’on songe que le sujet psychologique porte en lui le sujet transcendantal et tend vers lui quand il s’élève de l’individuel à l’universel, mais que le sujet transcendantal s’incarne dans le sujet psychologique et se tourne nécessairement vers lui dès qu’il se réalise. De même, le sujet transcendantal tend vers le sujet absolu comme vers la source même qui l’alimente, et le sujet absolu tend vers le sujet transcendantal comme vers la condition de possibilité d’une participation toujours offerte. Mais le propre du sujet transcendantal, c’est d’être traversé de telle manière qu’une relation immédiate et vivante puisse s’introduire entre le sujet psychologique et le sujet absolu. Mais alors le sujet psychologique s’élève vers le sujet absolu, lorsqu’il cherche à dépasser toutes ses limitations, et le sujet absolu descend vers le sujet psychologique comme vers la participation actuelle et personnelle.

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