On peut maintenant présenter sous une forme systématique la relation entre le bien, la valeur et l'idéal. Nul ne doute que les trois termes ne soient apparentés et même employés souvent comme synonymes. Pourtant le bien enveloppe d'une certaine manière la valeur et l'idéal à la fois. Il est le principe d'où procèdent l'une et l'autre de ces deux notions. Et ici le parallélisme est remarquable entre leur relation avec le bien et la relation avec l'être de l'existence et de la réalité. Bien plus, si l'existence et la réalité expriment une sorte de division de l'être et qui correspond à une opposition, au sein même de la participation, entre l'acte et la donnée, la valeur et l'idéal expriment aussi une sorte de division introduite par la participation entre le mobile qui l'ébranle et qui la justifie, et la fin qu'elle vise et qu'elle est incapable d'atteindre : de telle sorte que, comme la réalité, c'était l'existence elle-même en tant qu'elle trouvait à la fois sa limitation et son achèvement dans les choses, l'idéal, c'est la valeur, mais en tant précisément que, ne trouvant jamais une réalisation adéquate, elle exige comme contre-partie un dépassement indéfini de tout le réel et de tout le réalisé.