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Ce n’est pas tout encore. Dans cette conscience qu’il a des choses l’esprit éprouve aussi l’ascendant qu’il a sur elles. Car, non seulement dès qu’il cesse de s’exercer, leur représentation s’abolit, mais encore il ne peut faire autrement que d’agir sur elles et de les modifier. C’est lui qui anime et oriente notre volonté dans la moindre de ses entreprises. Ainsi le monde est à la fois un spectacle que l’esprit se donne à lui-même et une matière que l’esprit ne cesse de modeler afin de la conformer à ses propres exigences. Le monde est donc en quelque sorte le visage de l’esprit, soit qu’on le considère comme un objet de connaissance dont l’esprit n’achève jamais de prendre conscience, soit qu’on le considère comme un ouvrage de l’esprit, qui est toujours sur le métier, et que l’esprit n’achève jamais de réaliser.

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