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On voit comment l’existence matérielle, loin d’être avilie, se trouve singulièrement relevée à partir du moment où l’on en fait, non plus une déchéance de l’existence spirituelle, mais l’instrument par lequel celle-ci se réalise. C’est par la matière, en tant qu’elle nous est donnée, et même imposée, que nous parvenons à dépasser les limites de notre subjectivité individuelle, à actualiser notre propre possibilité, c’est-à-dire à créer notre être spirituel et, par la communication qu’il obtient avec tout ce qui le dépasse, à pénétrer dans les secrets de l’esprit absolu. Mais il fallait se tourner vers le dehors pour apprendre à élargir et approfondir sans cesse notre propre dedans et ne point se plaindre de l’écoulement des choses qui doivent apparaître et disparaître afin qu’elles puissent nous enrichir et que nous puissions les spiritualiser.

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