On ne peut pas toutefois réduire l’existence matérielle à une apparence superficielle, mais qui aurait derrière elle une immense épaisseur, telle qu’en pénétrant en elle davantage nous ferions apparaître de nouvelles apparences de plus en plus profondes. Car il ne faut pas oublier qu’elle sert encore de témoignage ou d’expression à notre propre existence subjective, à celle-là même que nous vivons et que nous assumons intérieurement, mais qui ne se réalise qu’en s’incarnant. Jusque-là celle-ci reste une possibilité pure : car c’est en se limitant, ou encore en se déterminant, qu’elle s’actualise.
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