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Il n’en est pas de même de cette activité intérieure qui non seulement échappe à tous les regards et constitue mon propre secret, mais encore ne subsiste que par son accomplissement même, qui peut toujours être nié par un autre ou interrompu par moi. Toutefois il faut et il suffit qu’elle entre en jeu pour que je commence à dire moi, c’est-à-dire à devenir créateur d’une existence qui est la mienne, qui se reconnaît à ce signe qu’elle naît, croît et meurt avec cette activité elle-même, et qu’il n’y a rien sans elle qui s’impose à moi et qui me résiste, c’est-à-dire aucun objet dont on puisse proprement dire qu’il existe.

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