Ainsi, s’il n’y a que l’acte qui ne puisse pas être l’apparence d’autre chose, ni être posé par rapport à autre chose, et s’il faut qu’il se pose pour poser tout ce qui peut l’être, nous pouvons dire que ce qu’il nous livre, ce n’est pas seulement, comme on le croit, le premier commencement de tout ce qui est, mais l’être même dans sa source la plus cachée et dans l’essence même de son intimité. Dans cet Être-Acte, la passivité de la chose donnée et l’activité d’une puissance non exercée se trouvent toutes les deux surmontées. L’activité et la passivité ne font qu’un ; et l’être donné se confond avec l’acte qui l’accomplit. Chacun est à la fois père et fils de lui-même. C’est ce cercle qui permet à l’être d’être parfaitement intérieur à soi et de se suffire sans qu’il y ait rien hors de lui qui le détermine ou qui le transcende. Mais il est lui-même transcendant par rapport à toutes les choses et à tous les états.
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