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ART. 1 : La participation du moi à l’Acte pur se réalise grâce à des médiations qui sont les mêmes pour tous, mais par une démarche personnelle de chaque liberté.

De même qu’il n’y a qu’un fragment d’espace qui soit occupé par notre corps et auquel se trouvent liées toutes les sensations internes qui sont sans doute le principe de l’appartenance et de l’intimité de l’individu à lui-même, il faut dire que l’activité que nous exerçons est une activité reçue et participée qui donne lieu à la conscience que nous avons de notre propre responsabilité, bien que notre pensée s’étende bien au delà de ce que nous sommes capables de vouloir nous-mêmes, tout comme notre regard s’étend bien au delà de ce que nous sommes capables d’éprouver comme nôtre.

Le propre de la participation, c’est moins encore de poser comme un objet de foi une source d’activité où je puise et qui me dépasse infiniment, que de me donner l’expérience d’une activité dont je dispose, mais qui n’est pas mienne, que j’éprouve comme reçue, de la même manière que l’énergie musculaire que je mets en œuvre dans la moindre démarche volontaire appartient à mon corps ou à l’univers, mais non point proprement à moi, bien que l’usage m’en soit laissé.

C’est cette contradiction apparente d’une activité indivisiblement exercée et reçue qui fait l’essence même de la participation. Puisque le mot de participation désigne toujours un acte que j’accomplis, on peut dire que la participation se prouve elle-même et prouve la validité de ses différentes opérations en s’accomplissant. Elle est un accès dans l’être dont la révélation est toujours donnée et toujours nouvelle ; elle ne cesse de m’émerveiller et remplit ma conscience d’une émotion qui ne se flétrit jamais. Et c’est en disant : « Je suis celui qui est » que Dieu nous défend le mieux contre le panthéisme parce qu’il ne peut s’offrir en participation que par le pouvoir qu’il donne à tous les êtres qu’il appelle à l’existence d’y pénétrer en disant eux-mêmes : « Je suis ».

Nous avons étudié dans le livre II les conditions générales de la participation. Il est temps de montrer maintenant de quelle manière elle se réalise.

Il ne faut pas oublier que le propre de la participation, c’est toujours de mettre en rapport l’être avec l’Être, ou l’acte qui nous est propre avec l’Acte infini. Cette participation ne sera possible que grâce à un ensemble de médiations qui sont l’espace, le temps, la catégorie, l’objet, mais ces médiations ne sont pas des réalités dont nous participons, elles ne sont que les instruments de la participation et c’est pour cela que, bien que ce soient les moyens par lesquels nous parvenons à déterminer notre moi individuel, elles sont elles-mêmes les puissances du moi en général. Leur rôle est de nous permettre de remonter vers cette souveraine efficacité créatrice qui nous anime dans l’accomplissement de la vocation qui nous est propre.

Car la participation garde toujours elle-même un caractère personnel, non point seulement parce qu’elle suppose un acte de la personne, mais encore parce qu’au lieu de nous mettre en rapport avec un principe universel et abstrait, elle nous unit à un Être vivant et concret dont nous reconnaissons la présence partout, avec lequel nous formons société et lions des liens d’amitié. Et sans doute cet être nous ne le voyons pas, parce qu’il ne peut devenir un objet, mais c’est lui qui fonde et qui soutient toute société et toute amitié qui peuvent naître entre autrui et nous : comme le dit l’Évangile, il faut que Dieu soit présent entre eux pour que deux êtres se trouvent réunis. C’est que la participation n’est réelle que lorsqu’elle met en contact les personnes entre elles, et non point les personnes avec les choses ; et cette participation n’est possible que dans une réalité qui leur est commune, et qui n’est point l’unité de l’objet toujours au-dessous d’elles dont elles se servent comme d’un simple langage, mais l’unité de la source dans laquelle elles puisent ce qui les fait être, et qui leur permet à la fois de se comprendre et de s’enrichir les unes les autres indéfiniment.

ART. 2 : Il y a un double enveloppement du monde par l’activité du moi et de l’activité du moi par l’activité créatrice.

Le secret de la participation réside dans cette relation cyclique, dans ce double enveloppement qui nous oblige à faire de chaque être particulier une perspective sur le Tout capable de s’égaler à lui, mais seulement en puissance, et à le considérer en même temps, en tant qu’il est limité dans son actualité même, comme trouvant le principe de son existence dans ce Tout qui le contient et sans lequel il ne pourrait pas se soutenir. Ainsi c’est le Tout qui donne à la partie cette sorte de consubstantialité potentielle avec lui par laquelle elle participe de son essence même et qui est tout à la fois la source et la fin de son propre développement.

Bien plus, c’est ce double enveloppement qui fonde la distinction et l’union de l’être particulier et de l’Être universel, ou de la conscience individuelle et de l’esprit pur, qui sauvegarde l’initiative du moi et qui nous empêche tout à la fois de le laisser isolé et de l’abolir dans le Tout. Le secret du monde réside dans leur union qui ne se produirait pas sans leur séparation et qui ne fait qu’un avec elle : là est le moteur de notre vie et le moteur de toutes choses. L’acte pur et l’acte participé sont toujours en un sens incommensurables l’un par rapport à l’autre : même dans l’acte participé, bien que son efficacité soit empruntée, il y a une indépendance qui peut le rendre rebelle. Il faut maintenir entre eux un certain degré d’incommunicabilité afin de rendre possibles leur existence propre et la réalité même de leur communication ; par là seulement on pourra expliquer dans l’être particulier son perpétuel enrichissement, son incessante renaissance.

Le propre de l’idéalisme, c’est de repousser ce double enveloppement dont nous parlons et sans lequel la participation elle-même est impossible. Il reconnaît volontiers en effet que l’acte de ma pensée enveloppe le monde et que le monde en dépend, mais il ne veut pas concéder qu’elle se reconnaît elle-même comme subordonnée à une activité qui la dépasse, qui l’anime, par laquelle elle est enveloppée et dont elle dépend. Il n’a égard qu’à l’autonomie de la pensée, mais qu’il identifie avec l’autonomie de ma pensée. Il ne voit pas que l’autonomie en moi, qui suis un être fini et relatif, ne peut être qu’une participation de l’autonomie radicale qui est celle de l’être absolu. Et cette démarche par laquelle je me pose comme source de mon acte propre me dissimule cette autre démarche qui en est solidaire, par laquelle je me pose par rapport à l’être total dans lequel je m’inscris et sans lequel je ne serais rien. Démarche qui a autant d’importance que l’argument : « Je pense donc je suis » de Descartes, et qui est sans doute impliquée par lui. Je ne puis pas me contenter de me considérer comme cause à la fois et comme effet de moi-même. Car le pouvoir de me poser moi-même comme cause, je ne dispose que de son exercice seulement : il est à son tour un effet, puisque je l’ai lui-même reçu.

Ce double enveloppement, qui fait que l’être particulier contient le Tout en puissance comme le Tout le contient en réalité, semble donc créer entre eux un double dépassement, puisque la puissance porte en elle une infinité qui va au delà du Tout réalisé, et que le Tout lui-même, sans lequel il n’y a rien, va au delà de la puissance, et de l’infinité même de son développement, puisqu’il les contient. Mais il n’y a pas homogénéité entre ces deux dépassements, puisque le dépassement du Tout par la puissance n’est possible que lorsque le Tout est considéré comme un objet auquel elle s’applique et non point comme l’acte qui la nourrit.

De même il y a, semble-t-il, entre l’acte pur et l’acte du moi une transcendance mutuelle, sans quoi ni l’un ni l’autre n’aurait une initiative réelle, c’est-à-dire n’aurait le droit au nom d’acte : et cela est vrai en un sens, bien que cette transcendance ne soit pas uniquement réciproque, puisque l’acte du moi emprunte à l’acte pur non pas seulement son efficacité, mais le pouvoir même par lequel il affirme son indépendance à son égard. Ce qui nous permettrait par ailleurs de dire que nous sommes toujours immanent à Dieu, bien qu’il nous soit lui-même toujours transcendant.

L’expérience de la participation me montre que je suis pris moi-même dans l’univers avec mes propres bornes, non point seulement comme corps, mais comme être psychologique déterminé et assujetti à des états. Alors l’être m’est donné et je le subis, et les bornes mêmes où il me resserre évoquent une totalité de l’être à l’intérieur de laquelle elles sont pour ainsi dire tracées. Cette circonscription de mon être propre me confère l’existence, et cette existence n’a de sens que pour un autre ou pour moi-même qui la pose, comme je poserais l’existence d’un autre. Mais en tant que je la pose ou dans l’expérience que je fais de ma propre activité, je dépasse pour ainsi dire mes propres bornes, et l’activité par laquelle je me veux moi-même ne m’est pas seulement intérieure, elle se découvre à moi comme une participation de l’activité créatrice qui elle-même soutient et enveloppe tout ce qui est. De telle sorte que, si je dois me reconnaître comme contenu moi-même dans un univers que je contiens pourtant par l’acte de ma conscience, ce n’est là encore qu’une sorte de réduplication d’un mouvement plus profond de l’âme, qui ne reconnaît en elle la mise en jeu de la puissance créatrice que pour se subordonner à elle.

ART. 3 : La nature est l’instrument de la participation spirituelle, mais qui ne cesse de la mettre en péril.

Nous avons analysé tour à tour toutes les oppositions qui peuplent l’intervalle à l’intérieur duquel agit notre liberté. Il faut voir maintenant cette liberté à l’œuvre. C’est parce que la liberté est toujours liée à la nature qu’il y a un progrès de la conscience. Or ce progrès consiste précisément à faire que chacun des actes que nous accomplissons devienne véritablement un acte de liberté. Mais la liberté est toujours pour nous un idéal. Elle n’est jamais complètement affranchie : il n’y a point en elle de démarche concrète qui ne dépende d’une situation qui la limite et qui la soutient, qu’elle doit utiliser et dépasser, mais à laquelle il faut d’abord qu’elle consente : la liberté de penser reste en contact avec une expérience sans laquelle elle serait dépourvue de matière, la liberté de vouloir avec un désir sans lequel elle serait dépourvue d’élan, et la liberté même d’aimer avec une sympathie sans laquelle elle serait dépourvue d’ardeur et de tendresse.

Chacune de nos actions, au moment où elle s’accomplit, utilise une puissance qui est en nous, qui appartient à l’ordre de la nature, qui est en rapport avec certaines données, sur laquelle elle se greffe et qu’elle assume, mais qui l’assujettit à des obligations en rapport avec une situation déterminée à la fois dans l’espace et dans le temps. C’est pour cela que la participation peut être réduite parfois à la possession d’une nature qui fait partie elle-même de la Nature et qui l’exprime selon une perspective particulière. Mais, outre que la participation à la nature ne peut pas subsister seule et qu’on ne découvre la nature que par opposition à la volonté et par rapport à l’usage que l’on en fait, on peut dire que, dans cette conception, la nature reste en fait sans explication, et que la naissance de la volonté, son accord ou son désaccord avec la nature demeurent autant de problèmes insolubles. Au contraire, si la participation naturelle est le moyen de la participation spirituelle, on comprend à la fois comment elle peut apparaître, comment nous pouvons tantôt nous en contenter, tantôt trouver en elle l’obstacle et le soutien de celle-ci : le rapport qui les associe constitue le drame de la liberté, c’est-à-dire le drame de notre vie.

On perçoit bien alors en quoi consiste la chute. Elle consiste dans une sorte de retour de la liberté vers la nature, ou plutôt dans une complicité de la liberté avec elle, qui fait qu’au lieu de l’utiliser comme moyen en vue des fins de la vie spirituelle, elle renonce au contraire à ces fins, ou la prend elle-même pour fin. Mais même lorsqu’elle semble s’être délivrée de la nature, la liberté est toujours en péril ; car elle produit elle-même une nature nouvelle, de telle sorte que son succès est toujours pour elle une menace : elle risque toujours de venir s’identifier avec son ouvrage et de se laisser emprisonner avec lui dans le déterminisme où, dès qu’il est abandonné à lui-même, il vient aussitôt prendre place.

ART. 4 : Le moi, en actualisant les puissances qui sont en lui, forme et reçoit à la fois sa propre réalité.

Le moi peut être défini comme le véhicule et le lieu de la participation. Nous n’avons conscience de nous-même qu’au moment où nous nous détachons du Tout, c’est-à-dire de l’Acte, mais c’est alors aussi que le Tout devient pour nous un objet de connaissance, c’est-à-dire devient un monde. En ce sens le moi peut être considéré comme médiateur entre l’Acte et le monde.

Le moi ne crée rien ; on peut même dire que tout lui est donné, sauf la disposition de cette puissance intérieure qu’il doit exercer pour que tout lui soit donné : or c’est cette disposition qui est lui-même. C’est là sans doute ce qu’entendait le P. Laberthonnière quand il disait : « Il ne faut pas entreprendre de doser ce qui est de Dieu et ce qui est de nous. Tout est de Dieu, puisque nous recevons tout, et tout est de nous puisque finalement nous ne sommes rien et nous ne faisons rien que nous ne voulions être et que nous ne voulions faire. »

On comprend donc bien que la participation s’exprime nécessairement par une double opération de réflexion et de dédoublement : par une opération de réflexion, grâce à laquelle nous nous reprenons afin de réaliser dans notre conscience même la présence efficace du principe qui nous permet à chaque instant de recréer cette perspective sur le Tout qui est pour nous le Monde ; par une opération de dédoublement qui nous permet de nous distinguer à la fois de ce principe et du monde, qui nous oblige à reconnaître dans ce principe une inspiration et une loi qu’il dépend de nous de mettre en œuvre dans un monde dont nous sommes le spectateur et le juge, mais qui ne cesse de nous fournir. C’est de ce dédoublement en quelque sorte bilatéral que dérivent la pluralité de dialogues intérieurs qui constituent la vie concrète de notre conscience. C’est donc la participation qui est le fondement de notre initiative. Elle est un choix, mais qui fait éclater à nos yeux la puissance de l’acte créateur et la richesse du monde. Elle nous apprend beaucoup moins à dominer le réel qu’à l’actualiser par rapport à nous.

On peut dire aussi qu’elle est la démarche par laquelle le moi porte témoignage de lui-même, trouve une place dans le monde où il réussit à s’exprimer et pour ainsi dire à s’incarner, et qu’en même temps elle est la démarche par laquelle le moi se forme et se crée lui-même ; elle nous montre même qu’il y a une solidarité évidente entre ces deux démarches, tant parce que le moi a besoin de se manifester pour ne pas demeurer à l’état de puissance pure, que parce que, en se manifestant, il s’engage, il entre en contact avec le réel dont il reçoit les déterminations sans lesquelles il serait à jamais privé de contenu. On peut dire par suite qu’il n’y a point en nous d’acte si pur qu’il n’ait besoin d’une forme manifestée qui, en lui donnant un corps, lui donne aussi sa réalité spirituelle, mais qui l’oblige à considérer cette œuvre même qui paraît dépendre de lui, comme un apport qu’il reçoit et comme un don qui lui est fait.

ART. 5 : La participation ne peut pas être dissociée de la communion.

D’une part, en reconnaissant qu’elle n’est que participation, la participation se dépasse elle-même pour communier avec le principe même qui la fonde. Et d’autre part, la relation par laquelle chaque être particulier se distingue de l’autre suppose et appelle une communion avec lui qui n’est possible que par le principe commun dont ils dépendent l’un et l’autre. La participation, c’est l’unité même de l’Être, à chaque instant rompue et rétablie ; elle est la condition de la réalisation d’une unité vivante qui est toujours une union, c’est-à-dire une unité voulue et non point une unité donnée. Seulement cette union n’est un effet de la participation que parce que la participation la suppose et est soutenue par elle : car elle n’exprime rien de plus que l’efficacité de cet acte parfaitement un et parfaitement pur où la participation puise à la fois l’initiative par laquelle elle se sépare et la fécondité par laquelle elle s’enrichit.

L’être auquel nous participons nous est présent tout entier, bien que nous n’en puissions jamais rendre nôtre qu’un aspect ou qu’une perspective limitée. Mais c’est son unité indivisible qui reste la source de la participation. Ainsi la participation, qui maintient l’initiative originale du participant, se double nécessairement d’un acte d’union, qui maintient à la fois le caractère de réalité du participé et la solidarité indéchirable non seulement du participant et du participé, mais encore du participé et du non-participé. Sans cette union pensée, touchée et vécue, comment la participation serait-elle intelligible ? Comment pourrait-elle être ébranlée ? Comment engendrerait-elle un progrès indéfini ? Mais en se joignant à la participation, l’union de notre être particulier à l’être absolu nous permettra de considérer chacune des étapes de ce progrès non plus comme étant une preuve de notre insuffisance et de notre misère, mais comme possédant au contraire une valeur inconditionnelle. Sans cette union, comment l’Être pourrait-il être même nommé ? Comment notre être propre pourrait-il être saisi lui-même comme être relatif ? L’union avec l’Absolu au contraire doit être l’objet d’une appréhension immédiate et d’une expérience primordiale pour que nous puissions définir notre être propre comme participé et relatif.

Car nous ne pouvons point considérer la participation de l’être fini à l’être infini comme analogue à une marche progressive où l’être fini serait le mobile et l’être infini le but. Tout but est à la fois particulier et extérieur. Comment le Tout où nous sommes placés, comment le principe même qui nous anime serait-il pour nous un but ? Ni l’air n’est le but de l’oiseau, ni la mer celui du poisson, et l’Être total est à la fois notre air et notre mer. L’élan qui soutient un mouvement n’en est pas le but : il est bien au delà ; il en est l’origine, l’essence et la jouissance, et l’acte pur est pour moi cet élan. Il y a donc une grande illusion et une grande vanité à penser que le propre de la participation, c’est d’être un accroissement indéfini, intensif et extensif à la fois, de mon être particulier. Car elle serait incapable alors d’obtenir cette présence du Tout qui serait pour elle un simple mirage et s’éloignerait toujours. Mais le Tout ne peut nous être présent que si, au lieu de nous diriger vers lui, nous agissons en lui et en communion avec lui. Alors la participation est elle-même désintéressée ; elle n’est pas avare, elle ne songe ni à acquérir, ni à retenir. Elle sait qu’elle plonge toujours actuellement dans le Tout, dont la présence ne peut jamais lui être retirée. C’est en lui qu’elle s’exerce par un acte toujours identique et toujours nouveau, qui ressemble à une respiration ininterrompue où notre être propre se constitue par un double mouvement d’emprunt et de restitution pour se nourrir indéfiniment du Tout sans jamais rien y ajouter.

Ce qui nous permet de comprendre comment la participation peut creuser dans l’univers un sillage qui est nôtre, et même qui est nous, sans qu’elle laisse pourtant aucune ombre à l’intérieur de l’acte pur.

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