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Le point le plus important, c'est que chacun découvre en soi cet intérêt suprême auquel il est prêt à tout subordonner et s'il le faut, à tout sacrifier. C'est là que réside sa véritable essence, c'est-à-dire son rapport avec l'absolu. Le scepticisme et le divertissement empêchent de le chercher et seulement d'y penser ou d'y croire. Ce sont pour nous des moyens d'y échapper, c'est-à-dire d'échapper à la vie que nous craignons d'assumer. C'est là pourtant l'unique lien qui unit l'homme à Dieu ; mais ce lien a toujours besoin d'être renoué. Il est toujours en péril d'être rompu.

On n'entre en rapport avec un autre qu'à condition de découvrir entre lui et nous cet intérêt commun, cet accord spirituel où chacun engage la partie la plus profonde et la meilleure de soi. Alors seulement commence cette communication réelle sans laquelle toute parole n'est qu'un souffle qui ébranle l'air. Alors seulement commence cette intimité dont le corps nous sépare et dont il faut à la fois qu'il devienne le signe et qu'il participe.

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