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skepvox

Le Scepticisme ressuscita plus tard sous la forme d'un pyrrhonisme renouvelé. Nous rencontrons ici les noms d'Enésidème (1. s. av. J.-C.) et de Sextus Empiricus (vers la fin du II. s. de l'ère chrétienne). Il nous suffira de marquer en deux mots leur apport original. Au fond, il se réduit à une codification plus ample des raisons de douter. Elles se trouvent, dans les écrits de Sextus (surtout dans les Πυρρώνειαι Ὑποτυπώσεις. Cf. Sexti Empirici Opera, graece et latine. Edit. Fabricius. Lipsiae, 1718.) et d'autres, rangées sous un certain nombre de chefs, de titres (τρόποι, τόποι, λ'ύγοι), qui semblent représenter, pour l'essentiel, une tradition d'école. Au lieu de citer les dix tropes anciens ou seulement les cinq tropes d'Agrippa, qui contiennent toute la substance des premiers, bornons-nous à cette remarque fondamentale de Sextus : tous ces tropes ne sont que des manifestations de la relativité de la connaissance humaine : relativité de la connaissance directe, sensible, qui ne se modèle pas fidèlement sur l'objet extérieur ; et en même temps, impossibilité d'une connaissance absolue d'ordre déductif : car toute déduction, ou bien s'arrête à des prémisses arbitrairement posées, ou bien remonte à l'indéfini dans la démonstration des prémisses, ou bien postule la conclusion dans les prémisses mêmes, et constitue donc un cercle vicieux. Mais si toute connaissance est purement relative, quelle attitude prendre sinon, toujours, celle de l'ἐποχή ?

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