La valeur cherche toujours à s’incarner.
En disant de la valeur qu’elle n’est pas une connaissance et qu’elle intéresse le vouloir plus encore que l’intellect, ce que nous avons voulu marquer, c’est qu’elle n’est rien sans l’acte qui en procède et qui exprime la foi que nous avons en elle. La valeur n’existe que pour régner dans le monde, pour prendre place dans ce monde manifesté par lequel les êtres communiquent les uns avec les autres et deviennent les uns pour les autres des médiateurs. Telle est la raison aussi pour laquelle la valeur, si on la considère en elle-même, est impossible à circonscrire, elle nous échappe toujours, et on dira à la fois qu’elle est un idéal et qu’elle est une fin pour marquer qu’elle n’a de signification que dans le mouvement même qu’elle produit à l’intérieur de la conscience. Elle se découvre non pas tant dans son opposition au réel que par l’acte qui s’en empare ou qui le change.