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skepvox

Toute découverte est un retour vers une identité qui, au lieu d’abolir les différences, les fonde.

Le propre de la découverte, c’est toujours de mettre une donnée en rapport avec l’opération qui lui correspond. Cette opération n’est elle-même que la spécification d’un acte identique. Mais l’identité d’un acte n’est point l’identité morte d’une chose ou d’un concept. Celle-ci abolit les différences, mais l’autre les fonde. C’est seulement à partir du moment où l’acte est participé que, sans rien perdre de son unité, on voit apparaître certaines conditions de sa possibilité même, qui nous obligent à opposer — mais pour les faire correspondre — une pluralité d’opérations à une pluralité de données. L’explication n’est achevée que lorsqu’on a pu, non seulement mettre la donnée en rapport avec l’opération, mais découvrir, dans le jeu d’une activité identique, le principe de cette opposition. Nous sommes également loin ici de la thèse qui résout les différences dans l’unité, ou de celle qui épanouit l’unité en différences. Les différences ici sont un effet du jeu même de la liberté : elles mesurent, si l’on peut dire, sa portée et ses limites, et la relation entre l’originalité de chacune de ses entreprises et la réponse de l’événement.

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