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skepvox

L’analyse commence toujours suivant une ligne d’intérêt déterminée, et se poursuit selon des lignes d’intérêt divergentes ayant pour origine chaque révélation nouvelle de l’analyse.

Il ne suffit pas de considérer toute découverte comme un effet de l’analyse. L’important, c’est de savoir comment l’analyse commence. Mais si le tout, auquel l’analyse s’attaque (dans un acte qui est un acte de participation plutôt qu’un acte de division), nous demeure toujours présent, et si tous les éléments qui le forment sont solidaires, il n’y a pas un commencement absolu valable pour toutes les consciences. Chacune d’elles suit une certaine ligne d’intérêt, au bout de laquelle l’attention détache une donnée corrélative de l’opération qui la libère. Et ce premier effet de l’analyse suscite un nouvel intérêt, qui engage l’attention dans une voie divergente ; il ne semble y avoir ici de l’arbitraire que parce qu’on ne classe pas les différents intérêts qui peuvent aiguiller le mouvement de la conscience : l’intérêt de l’implication déductive en est un, mais il y a aussi l’intérêt d’une diffusion ou d’un approfondissement émotif, d’un accroissement de puissance, etc. Pour réserver à l’un d’eux toute l’énergie de la conscience, il faut combattre tous les autres qui se trouvent toujours associés avec lui dans toutes les démarches concrètes de notre vie. L’essentiel est donc, dans l’application de la méthode, de définir exactement la ligne d’intérêt que l’on veut suivre.

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