Aller au contenu
skepvox

Le sujet transcendantal, quand il se tourne vers le sujet absolu et non plus vers le sujet psychologique, fait apparaître la valeur.

Nous pouvons dire de l’idée qu’elle exprime l’activité du sujet absolu en tant qu’elle est susceptible d’être participée : elle l’est par le sujet transcendantal et descend jusqu’au monde sensible dont elle devient pour ainsi dire la raison. Mais nous restons encore ici sur le plan de l’intelligence, c’est-à-dire de la possibilité. Le sujet psychologique peut participer à l’absolu par le moyen de l’idée, l’idée n’est alors qu’une médiation vers l’absolu. Mais dès qu’elle est voulue, alors elle est un idéal, elle est une participation réalisée et non plus une participation pensée, elle est objet d’amour : elle mérite alors le nom de valeur. Il y a donc ambiguïté dans le terme qui [la désigne, puisque] selon qu’elle est orientée vers le monde sensible, qu’elle explique, ou vers l’absolu, dont elle nous ouvre l’accès, [elle] mérite le nom d’idée ou le nom de valeur. Et sans doute deux attitudes sont possibles, selon que le sujet regarde l’idée elle-même comme un objet intelligible auquel il s’applique, ou qu’au contraire, il considère l’idée comme venant de plus haut que lui, et comme représentant le principe même qui l’anime.

D’autre part, on peut distinguer entre les idées, comme on le voit bien dans le platonisme, car les idées théoriques semblent être les modèles des choses, et les idées pratiques les modèles de notre action. Mais l’art fournit entre ces deux sortes de modèles une transition. Et l’on peut se demander si l’idée n’est pas, dans chaque chose, l’activité secrète qui la modèle, comme elle est, à l’égard de l’action elle-même, une essence qu’elle cherche à atteindre, et que découvre le regard de la contemplation quand il est assez pur.

Supprimer le surlignage