La réflexion nous met en présence d’une activité omniprésente mais que nous pouvons toujours engager de nouveau dans le temps.
La réflexion ne nous met pas seulement en présence d’une activité qui reste la même, quelle que soit l’opération qu’elle puisse accomplir : il faut dire, en effet, que ce que la réflexion découvre, c’est en réalité son omniprésence. Elle n’est donc régressive qu’en apparence. Elle est toujours à notre disposition de la même manière et avec la même puissance toujours indéterminée. C’est à nous qu’il appartient de nous en emparer, afin de la mettre en œuvre. Mais cela n’est possible qu’à condition que, chaque fois, nous l’insérions dans le temps par une opération qui est elle-même un moment de notre vie, et qui peut toujours être recommencée. Ce qui est une sorte d’épreuve que nous faisons de la liaison, dans chacune des démarches de notre conscience, du temporel et de l’éternel.