Il est saisi d’abord sous la forme d’un sujet psychologique, qui se pose lui-même par rapport à ses états comme engagé dans une situation et comme centre d’une perspective originale dans le monde.
Le sujet ne se découvre comme sujet que dans une existence individuelle et concrète, celle qui s’exprime par le mot « je » en tant que ce « je » est unique au monde, qu’il est distinct de tous les autres « je », qu’il ressent des états qu’il est seul à éprouver comme siens, qu’il est assujetti à vivre dans le temps et qu’il est lui-même engagé dans une situation sans cesse nouvelle. Un tel sujet est le centre d’une perspective sur le monde qui lui appartient aussi en propre et qui est formée par des objets particuliers qui ont, eux aussi, une existence concrète, qu’il n’appréhende que par des perceptions qui ont, elles-mêmes, un caractère subjectif et dont chacune n’exprime que l’un des multiples aspects de l’objet.