La réflexion se détache du monde mais pour assumer le monde en restant elle-même hors du monde.
La réflexion ne se détache elle-même ni de la conscience ni de la vie, qui sont l’une et l’autre des modes de l’activité dont la réflexion est sans doute une sorte d’usage plus personnel et plus pur. Mais si le monde est un spectacle, la réflexion ne trouve pas place dans le monde. Et même il faut dire qu’elle s’en détache et demeure elle-même hors du monde, bien qu’elle reste toujours en rapport avec le monde. Mais c’est afin précisément que ce monde puisse être assumé par elle, qu’elle puisse le justifier soit par un acte de l’intelligence qui en découvre la raison, soit par un acte du vouloir qui le prend comme matière et qui le modifie, de telle manière que la valeur puisse s’y incarner.