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Ainsi nous substituons à l'opposition immédiate que l'on est tenté d'établir entre les deux termes idéal et réel une relation qui rend les deux termes inséparables, non point en vertu d'une nécessité logique, mais en vertu d'une exigence inhérente à l'acte même sur lequel la participation se trouve fondée. L'union du réel et de l'idéal n'est jamais faite, mais c'est parce qu'elle doit toujours être faite. C'est une superstition égale que de réaliser l'idéal dans un monde différent de celui dont nous avons l'expérience, ou bien, sous prétexte qu'il ne trouve pas place dans la réalité telle qu'elle nous est donnée, de dire qu'il n'est rien. Car il est précisément ce qui n'est pas réel, afin précisément que nous le réalisions, ce qui, dans l'être lui-même, dépassant le participé, désigne non pas seulement le participable, mais le « digne d'être participé ».